Benoît, 42 ans, Résistant Climatique

Retrouvez ici le témoignage de Benoît.

Je m'appelle Benoît, j'ai 42 ans, 2 enfants, marié, j'habite un petit village dans le sud ouest à 50 km au sud de Toulouse. 

Je travaille à Toulouse, j'y vais en vélo train, je suis responsable du pôle technique de la maison du vélo (promotion du vélo en ville comme mode de déplacement) et avec des amis nous avons créée l'association "Cintegabelle en Transition" qui s'inscrit dans le mouvement des initiatives et villes en transition.

J'ai décidé d'entrer en résistance climatique afin d'être en accord avec mes convictions et montrer qu'il est possible de changer tout en restant heureux : "la sobriété heureuse"

J'ai déjà modifié certaines habitudes depuis pas mal de temps et je décide aujourd'hui d'aller plus loin sans me retirer dans un communauté isolée du reste du monde, je désire être un acteur du changement tout en restant connecté au monde.

Je ne prend plus l'avion, je me nourris le plus localement possible, de saison et bio avec les contraintes de budget pour une famille de 4 personnes et de petits revenus. Je mange rarement de la viande (4 fois par mois environ, mais je souhaite diminuer encore), je fais encore plus de 2000km par an avec ma voiture mais je ne l'utilise pas pour aller travailler et je ne fais pas de grand trajet avec, je n'achète jamais d'appareil électronique neuf, et avec l'association que nous venons de créer, nous abordons des solutions locales avec les interlocuteurs de la commune.

Dans les 2 ans, je souhaite trouver des solutions pour avoir une alimentation 100% bio, locale et de saison, et dans les 5 ans passer de 5000km à 2000km par an avec notre voiture : c'est je pense le plus difficile à faire. Enfin, je souhaite trouver les bonnes actions afin d'interpeller les politiques et les entreprises pour diviser par 4 notre consommation d'énergie.

Au quotidien, je ne ressens pas énormément de frustration, mais cela implique bien sûr de se poser plus de questions sur nos action, achats, déplacements, loisirs, alimentation... Je suis assez satisfait de me contenter de choses plus simples, de profiter des possibilités de découverte que nous permettent les lignes de train, ou le fait de moins consommer, recycler, partager...

Bref, je suis plutôt heureux, même si je suis parfois très préoccupé par l'ampleur du défi, mais je crois en l'humain et en sa capacité à faire face à cette urgence.

Nous avons tous besoin des autres pour mieux résister et nous avons tous des expériences à partager. Nous devons écrire un nouveau récit qui donne envie, c'est un enjeu crucial afin d’entraîner le plus de monde possible dans cette direction qui est la seule solution de survie pour l'humanité.

La planète n'a pas besoin de nous pour continuer son chemin dans l'univers, c'est nous qui avons besoin de cette petite planète qui nous offre la vie.

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