Notice d'utilisation du jeu Inventons Nos Vies Bas Carbone

Lieux, et matériel complémentaire

Le jeu "Inventons Nos Vies Bas Carbone" (INVBC) peut être utilisé en intérieur ou en extérieur. Les cartes seront disposées sur une ficelle tendue horizontalement sur 4m de longueur au moins et entre 1 et 2 m de hauteur (entre 2 arbres, entre le gond d’une fenêtre et le gond d’une porte, soyez inventifs...). En cas d’utilisation longue en extérieur, il peut être utile de plastifier les cartes (en prenant soin de marquer la pliure centrale) pour les rendre résistantes à la pluie. En cas de grand vent, des pinces à linge peuvent être utiles pour les maintenir sur le fil.

En intérieur, le jeu INVBC peut être utilisé seul (beaucoup d’information sur les cartes constats) ou en complément d’une présentation PowerPoint. S'il y a plus de 30 personnes dans l’assistance, certains seront trop loin pour lire les cartes constats, il faut alors soit dédoubler les groupes, soit décrire oralement les informations à communiquer, soit utiliser un vidéo projecteur et le PDF des cartes constats.

Pour la version « condensée » présentée ici, un Jeu INVBC (qui tient dans une pochette cartonnée A4) + une bobine de ficelle (si possible en fibre végétale) sont suffisant pour animer un atelier pour 20 personnes (pas de minimum).

Le guide du formateur donne beaucoup d’informations complémentaires à celles présentes sur le verso des cartes et mentionne toutes les sources des données utilisées. Il peut être bon d’en faire circuler un exemplaire papier.

Le jeu INVBC est complémentaire et cohérent avec le petit livre « Sauvons le climat 10 actions pour entrer en Résistance Climatique » qui peut être montré, ou simplement suspendu à la ficelle de présentation avec les cartes.

Le présent site internet de Résistance Climatique offre beaucoup d’informations complémentaires au kit pédagogique (stratégie vers une victoire climatique, campagne avion et dossier technique, vacances et voyages sans avion, témoignages de résistantes et résistants climatiques…). Les niveaux 1 et 2 d’engagement de la Résistance Climatique seront présentés en début ou en fin d’atelier et les participants seront invités à s’engager personnellement sur le site.

On demande aussi à ce que les animateurs du jeu tendent à s'aligner sur ces engagements, à minima le niveau 1.

Exemple de déroulé pédagogique simple

Le déroulé proposé n’est évidemment pas le seul possible. Sentez-vous pleinement légitime à inventer bien d’autres manières d’utiliser le jeu INVBC. Envoyez-nous vos retours d’expérience. Nous allons bâtir une « communauté apprenante » où chacun bénéficie des idées et des expériences des autres. De plus, il n’existe pas « une meilleure manière » d’utiliser ce jeu. Les options à retenir dépendent naturellement du contexte du public et de votre expérience personnelle. 

Pour mettre le pied à l’étrier de ceux qui le souhaitent, nous partageons ici un déroulé simple que nous avons testé et trouvé efficace (par exemple dans le temps de débrief d'une Fresque du Climat pour comprendre les ordres de grandeur de la neutralité carbone signée à la COP21 dans l'accord de Paris). À vous de l’adapter à vos besoins.

Actions « Zéro CO2 » (optionnel, ou peut-être utilisé en conclusion après avoir montré ce qu'on va devoir réduire pour ouvir l'horizon et se rappeler qu'on peut faire beaucoup de choses sympa sans émettre de GES)

Demander à chaque participant de citer un verbe d’action, d’une activité qui lui est chère et qui "n’émet pas" de CO2 (évidemment on part bien du constat que respirer émet du CO2, donc nager, marcher, pédaler, regarder les étoiles, etc. ca émet du CO2 mais pas plus que juste vivre. Surtout ca en émet vraiment moins que rouler dans une voiture, manger de la viande tous les jours, prendre l'avion, etc.).

Expliquer qu’Inventer Nos Vies Bas Carbone (INVBC) consiste d’une part à enlever de nos vies et de nos sociétés ce qui actuellement émet beaucoup de GES, mais aussi, d’autre part à consacrer plus de temps et de moyen à tout ce qui n’émet pas de GES et fait la valeur de la vie.

Disposer les cartes « 0 CO2 » en commentant ce que serait un monde où chacune de ces activités occuperait plus de place dans nos vies. Élargir avec les notions de confiance (en soi, en les autres), d’estime, de bien-être (au travail)… et tout ce qui fait sens pour vous et n’émet pas de CO2 (comprendre GES). Une nouvelle direction pour le « progrès » humain : « Moins de bien, plus de liens ! »

Conclusion de cette introduction : inventer un monde bas carbone est un bouleversement difficile, et nous avons beaucoup à y gagner !

Cette intro a l'avantage d'ouvrir sur du positif et permet d'y faire référence plus tard si le moral baisse au vu de ce qu'il faut "enlever" de nos vies. Mais cette partie peut aussi servir de conclusion pour justement ouvrir la fin de l'atelier et se rappeler que oui il y a beaucoup de choses à enlever mais il y aussi beaucoup à conserver, développer, inventer.

A vous de tester.

Version courte (20 à 30 min)

12t/2t, la hauteur de la marche !

  1. poser les cartes « titre INVBC » et « empreinte fr. 12 t CO2e » avec la légende sur la ficelle
    Expliquer 1 t CO2e = 10cm, toutes les cartes sont à l’échelle (sauf les cartes « 0 CO2 »), il n’y a plus qu’à comparer les longueurs.
  2. poser les 4 cartes « Alimentation », « Transports », « Consommation », « Logement », en mentionnant sur chacune chacun des postes principaux (à l’échelle dans la partie basse des cartes : voiture, avion, fret, boissons, viande et poisson, etc.).
    C’est un constat factuel. Les chiffres sont issus du gouvernement, mis en forme par Régis Janvier sur son site ravijen.
    Résumé : l’empreinte carbone du français moyen est un quatre-quarts alimentation-transport-consommation-logement de 10 t CO2e, auquel il faut ajouter…
  3. poser la carte « services publics », 1,5 t CO2e : expliquer tout de suite que tout comme il n’est guère question de s’arrêter de s’alimenter, cette carte ne vise nullement à une diminution des services publics mais leur décarbonatation par un retour au fondamental : des humains qui prennent soin des humains. La relation n’émet pas de CO2. Il faut donc arrêter de remplacer des fonctionnaires par des machines (sncf, hôpital, éducation…). Préciser que les entreprises sont bien entendu responsables de la plus grande part des émissions, puisque les services présentés dans les 4 cartes précédentes (alimentation, transport…) sont fournis par des entreprises.

    Regarder l'empreinte carbone depuis le consommateur (citoyen·ne) ou le producteur (usine, entreprise...), c'est la même chose, ce sont les 2 faces d'une même pièce. On privilégie le côté consommateur car c'est plus parlant. Et surtout derrière ces 4 cartes/secteurs, il y a tous nos métiers. Les ouvriers d'une chaîne de montage de voitures sont comptés dans la carte "Transport", les agriculteurs dans la carte "Alimentation", les fonctionnaires et agents publics dans "Services publics" dont on bénéficie tous et toutes. Ainsi réduire la consommation d'énergie des logements (en chauffant moins, en isolant...) impactera le secteur du BTP (on fabriquera différemment, on isolera les bâtiments, etc.).

    Attention : ces cartes amènent souvent des réactions individuel vs collectif, entreprise/état vs citoyen, etc. C'est toujours le même mécanisme du cerveau qui cherche à repousser le constat et l'action vers autrui ou plus tard. C'est normal. Mais adresser le changement climatique nécessite de dépasser ces biais et affronter collectivement et individuellement cette réalité.
  4. Moins de 2 t CO2e, une vie qui permette la vie.
    Montrer la carte "< 2 t CO2e".
    Expliquer que c’est une cible officielle issue du GIEC et du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) (poser la carte CGDD 12t/2t).
    Préciser que c’est un objectif à atteindre le plus tôt possible entre 2030 et 2050 (en moyenne il faut donc que les premiers y soient bien avant) et qu’il faudra être en dessous en 2050, mais que c’est une bonne cible pour changer de logique et faire baisser les émissions de manière proportionnée. (éventuellement coupler ca avec la carte constats "Budget carbone pour +2°C" si nécessaire pour montrer qu'il faut se réveiller avant le 31 décembre 2049, la courbe baisse drastiquement dès 2020, on peut aussi montrer la carte "Budget carbone pour +1,5°C" en montrant ce qu'il ne faut pas faire, puisque la pente est désormais une falaise pratiquement intenable).
  5. Et si on ne tient pas les objectifs ?
    Lire puis poser les cartes « Jancovici » et « Gaël Giraud » qui nous explique ce vers quoi nous nous dirigeons si nous continuons à ne pas limiter le changement climatique. Bien expliquer que nous avons le choix. Nous avons du mal à imaginer un monde différent et les options semble bloquées politiquement, mais techniquement le budget carbone  +1,5° n’est pas encore épuisé (il devrait l’être vers 2025) et nous avons la capacité technique de respecter le budget carbone +2°C. La question reste, le voulons-nous ? En faisant le choix de changer nos sociétés et nos vies, nous n’aurons pas à vivre ces futurs « apocalyptiques ».

Implications stratégiques des 12t/2t

La cible c’est moins de 2 t pour les 5 domaines. Or, chacun des 4 premiers fait plus de 2 t. Donc cessons de perdre du temps à savoir s’il vaut mieux manger moins de viande ou arrêter de prendre l’avion. Ce ne sont pas des alternatives. Des actions majeures sont nécessaires dans tous les domaines (alimentation, transport, consommation, logement et services publics). Si un seul domaine n’est pas transformé de fond en comble, il sera impossible de tenir l’objectif.

Mention spéciale pour les services publics : notre part des services publics suffit quasiment à épuiser notre budget carbone… il faut donc les décarboner rapidement. Or ce n’est pas du tout ce que fait l’état actuellement (et depuis toujours). Il est donc nécessaire de prendre le pouvoir. L’écologie est condamnée à être majoritaire ou à échouer dans son projet de maintenir l’habitabilité de la planète. C’est l’occasion de préciser que si dans les autres domaines, l’individu peut opérer des changements majeurs, bien souvent contre l’action des institutions (notion de résistance climatique) il est évident que le passage à l’échelle nécessite une action coordonnée des pouvoirs publics. On marche donc bien sur 2 jambes : action individuelle ET action collective. L'un ne peut aller sans l'autre, aucun politique ne peut prendre des mesures drastiques contre ses citoyens et citoyennes. Il faut donc des gens conscients et prêts à changer pour que des mesures fortes soient possibles (cf. la Convention Citoyenne pour le Climat). Inversement des actions collectives sans incarnation individuelle sont des échecs (cf. les ONG depuis 70 ans qui réalisent blocages, manifestation, plaidoyer, etc. sans appeler leurs militants à incarner des vies bas carbone, cf. les partis politiques, cf. les scientifiques... résultat ? Les émissions de GES n'ont jamais baissé hors crise économique ou pandémie).

Exemples de ce qui ne passe pas :

  1. Avion : poser la carte « A/R Paris New York » sur la carte "2 t". Il reste 200kg de CO2 pour tout le reste de l’année pour se nourrir, se chauffer, se déplacer, acheter des choses… c’est impossible. Précision : New York n’est pas si loin, un aller-retour en Australie émet plus de 5 t CO2e.
    Conclusion : c’était agréable au XXe siècle, mais aujourd’hui nous savons qu’il est impossible de monter dans un avion et de se mettre dans une situation viable vis-à-vis du climat. Donc on arrête (c’est le niveau 1 d’engagement de la Résistance Climatique). Accessoirement si ca semble difficile, il y a 90% des humains qui le font déjà !
  2. Voiture : poser sur la carte "2 t ", la carte « petite voiture amortie sur 30ans 10 000km/an »
    Demander à votre audience qui a une voiture de plus de 30 ans, 25 ans, 20 ans, etc. En gros quasi personne.
    Il n’est pas possible de rouler 10 000 kms par an et d’atteindre 2 t CO2e. Il va donc falloir revoir profondément nos habitudes, l’organisation du travail, l’aménagement du territoire.
    Pour limiter les polémiques : oui, certains sont contraints par leur travail il est urgent collectivement de supprimer ces contraintes ET aujourd’hui, 70 % des trajets de moins de 3 kms sont effectués en voiture… nous pouvons dès maintenant commencer à sortir de la culture du « tout voiture ». Là encore, 75% des humains le font déjà ! Ce qui nous semble difficile est déjà la norme à l'échelle mondiale. Notre mode de vie lui ne passera pas à l'échelle des 7,8 mds d'humains.
  3. Alimentation : poser la carte "Manger de la viande tous les jours" en lisant la légende.
    Tout le budget est consommé avec ce régime alimentaire. Il faut grandement revoir notre assiette et la bonne nouvelle c'est que c'est aussi bon pour la santé. Il faut déconstruire force = viande. Des sportifs sont aussi parfois végétariens ou ont des régimes avec très peu d'aliments carnés ou d'origine animal.
    Ce sujet ouvre aussi celui de l'agriculture et de l'industrialisation de la production alimentaire. Réduisons déjà les systèmes les plus intensifs (élevages en batterie, fermes-usines, etc.). Aidons et revalorisons l'agriculture ! Et rappeler qu'on peut nourrir des milliards d'humain sans problème (on jette 1/3 de ce qui est produit, produire une calorie animale nécessaire 15 calories végétales).
  4. Consommation : « Je consomme donc je suis » Hérodote (ou peut-être Confucius...) Poser la carte « 2 000 à 5 000 € de produits neufs » en ayant lu sa légende.
    Tous objets confondus, dépenser entre 150 et 400€ d’objets neuf par mois émet 2 t CO2e soit la totalité de notre budget carbone. Il faudra sans doute être en deçà de 50 à 100 €/mois d’achats neuf.
    Conclusion n°1 : Le changement climatique va nous faire faire des économies !!!
    Conclusion n°2 : Le pouvoir d’achat et le rêve que toute la population gagne 2 à 3 k€ par mois ne sont pas compatibles avec le maintien de l’habitabilité de la planète. La « gauche » doit donc de toute urgence réorienter son discours vers « moins de bien plus de liens », la justice sociale mondiale et la qualité de vie.
    Rappel : toute personne qui touche 1 000 €/mois tous revenus confondus en France fait partie des 10 % les plus riches de l’humanité. Éventuellement montrer et poser la carte « Graph Oxfam - Enjeu de justice sociale mondiale » qui montre que ces 10 % les plus riches (en gros les USA + l’Europe) sont responsables de 50 % des émissions mondiales.
    Conclusion n°3 : seule plus de justice peut permettre une large acceptation de la diminution de nos émissions (et de notre pouvoir d’achat).
  5. Chauffer une passoire thermique : poser la carte « Chauffer un logement de classe E ».
    Certaines familles pauvres sont en précarité énergétique à cause des passoires thermiques : elles ont froid, car elles n’ont pas les moyens de payer ces énormes consommations de chauffage. Accessoirement, elles ont ou vont avoir chaud aussi.
    C’est un bel exemple de l’union de la justice sociale et de l’avancée écologique : en isolant forment ces logements (classe A ou logement BBC), ces familles auront des dépenses deen chauffage insignifiantes, elles vivront plus confortablement, et leur bilan carbone sera considérablement réduit. Montrer si besoin l'écart en la carte "classe A" et la classe E, sachant qu'il existe aussi des logements classés F ou G...

Dans sa version courte (20/30 min), l'atelier peut s'arrêter là. Vous pouvez après avoir montré ce qui ne passe pas, éventuellement terminer sur les actions/activités qui font du bien et n'émettent pas de GES pour refermer l'atelier sur les choses qui vont pouvoir croitre et la bascule de l'imaginaire à opérer.

Version longue (1h30 à plus)

Dans une version longue (1h30 à plus), on vous invite à poursuivre pour creuser plus en détails chaque secteur.

Votre mission si vous l’acceptez... (20 à 30 min)

Constituer 5 groupes de travail, qui ont chacun un set de cartes solution d’une couleur (alimentation, transport, logement, consommation, influence).

Chaque groupe doit prendre connaissance de toutes les cartes (recto et verso) et décider ensemble de la stratégie qu’ils retiendront dans leur domaine, en tenant compte de la cible des 2 t CO2e et des efforts qui leur paraissent possibles et légitimes.

Précisez (ou pas) qu’on aimerait mieux que ce soit une blague, mais en fait non, leur mission c’est vraiment de sauver le monde…

Mise en commun (20 min)

Chaque groupe passe présenter la (ou les) carte(s) qu’ils ont retenue(s) et la(les) pose sur la carte 2t sur la ficelle.

Groupe influence : travail d’une autre nature : comment on emmène l’ensemble de la population ? 

Quand tous les groupes sont passés : discussion.

- Soit on est en deçà de 2 t CO2e : bravo, c’est ambitieux, maintenant il va falloir le faire ! Là où vous vivez (déjà) et partout (avant 2040) avec ces objectifs, il nous reste X budget pour les services publics, donc n’oublions pas de changer de gouvernement.

- Soit on est au-dessus de 2 t CO2e. C’est normal, les changements prennent du temps. Il nous faut atteindre la moyenne de 2 t entre 2030 et 2040. Ce que vous proposez est donc une cible intermédiaire d’ici 2025.

Rappeler que plus on attend avant de commencer à baisser, plus la baisse devra être forte. Et qu'au stade actuel, la cible de 2 t c'est plus une étape intermédiaire vers "moins de 2 tonnes". Mais commençons par baisser nos émissions, chose qui n'a jamais été faite volontairement et durablement !

Si vous vous sentez solide : session de question-réponse avec la salle

Nous vous conseillons de bien connaître toutes les cartes constats et leur verso, ainsi que le contenu du guide du formateur (en ayant ouvert une bonne partie des liens qu’il contient) si vous voulez vous mettre en position de répondre aux questions et objections de la salle. Dans ce cas, utilisez pertinemment les différentes cartes constats qui n’ont pas été utilisées, elles permettent de répondre à la plupart des questions et oppositions classiques. 

Si vous ne vous sentez pas expert, remplacez cette séquence par une discussion ouverte entre les participants en prenant simplement un rôle de facilitateur (distribution de la parole, maintien de la bienveillance). Et si l’on vous prend à parti, abritez-vous derrière l’outil : « Je vous ai présenté les données telles qu’elles sont fournies par Résistance Climatique, je vous invite à voir avec eux si quelque chose ne vous paraît pas juste, toutes les sources sont dans le Guide de l’animateur en libre téléchargement sur leur site. »

Conclusion : double tour de parole émotions / envies

La règle essentielle d’un tour de parole est que chacun dit ce qu’il a à dire à son tour, sans interruption, sans débat, sans question-réponse.

Donnez une consigne claire sur le temps de parole en fonction du nombre de participants (attention 3 minutes*20 personnes = 1heure, la patience sera épuisée avant !) ne pas hésiter à faire plusieurs groupes, ou à donner la consigne « en 1 phrase »  ou « dites un seul mot qui indique où vous en êtes » et veillez au respect du timing pour que les dernières personnes à parler reçoivent la même attention que les premières.

1er tour de parole : « quelles émotions ressentez-vous face à tout cela ? » Bien préciser qu’une opinion n’est pas une émotion… (on parle : tristesse, joie, peur, colère, anxiété, et tous les gradients rage, déception...).

2ème tour de parole : « Avec quelle envie quittez-vous cette séance ? »

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